Dimitri : Rires Ah ! les questions (rires)...Tu parles de qualité humaine pas d’érotisme ? Du côté humain, je pense à plein de choses... (long silence ...et rires). C’est une bonne question, il y a deux choses : le côté affectif, et là c’est complexe et l’autre qui est très simple : l’amour qui circule...Tu peux être dans un état d’amour, et ce n’est pas important qui est devant toi. Il va attraper ton état d’amour, et il va tomber sur la tête et vous êtes bien tous les deux. C’est la magie entre les personnes. Et après quand c’est l’affectif, c’est plus complexe, parce que tu cherches à … tu cherches pas, tu tombes… tu te sens attiré par des gens qui ont quelque chose qui te manque peut-être, peut-être c’est ça … Peut-être, c’est ça qui attire les gens.
Si tu as tendance à être triste, un peu mélancolique, tu te sens attiré par quelqu’un qui est joyeux, qui a plein de vitalité, parce que tu n’as pas ça. C’est un manque qui t’attire.
Après... la beauté … La beauté, c’est quoi ? Ce sont des clichés. Pour moi, c’est comment tu portes ce que tu es.
Il y a des personnages très beaux dans la forme, et il y a rien qui se dégage. La beauté est sec, tu n’as pas de plaisir à cette beauté. Après, il y a des gens qui portent en eux-mêmes quelque chose qui les rend beaux, d’une autre façon : pas dans la forme, là, c’est le comportement. C’est leur envie de créer, leur écoute, la compassion, le non-jugement. C’est une vitalité qui rend beau, attirant.
Jacky : Qu’est-ce qui est attirant chez les femmes ?... la beauté, le charme
l’attirance qui n’est pas un truc codifié... Tout à l’heure tu disais l’amour c’est fou…C’est fou, c’est la passion… le jeu
Est ce que tout ce qui est passionnel c’est de l’amour ?
On dit souvent la passion c’est plus fort, ce qui n’est pas raisonnable ... la raison et la passion…
L’amour ça doit être un moment la passion, mais, c’est le temps qui confirme l’amour… quoique… on peut être amoureux 3 jours ...et ça ne changera rien...
On peut être attiré par une femme et ne pas être amoureux .... On la désire mais... est-ce que le désir c’est de l’amour ? Le désir, amour, passion ...
L’amour de ce qu’on a créé , amoureux de la famille, l’amour des amis on les aime… aimer c’est pas le même mot que l’amour
l’amour ça peut pas être un sentiment tiède, c’est un sentiment chaud ... et puis après y’a des amours ... est-ce le contre amour ça ? je ne sais pas .
Le mariage entre un homme et une femme : la réunion de deux êtres qui se lient, c’est une consception récente. La liaison enferme et libère …c’est compliqué le mariage : un acte volontaire de s’unir ….on va plus loin ; des gens ne se marient pas et ils vont aussi loin que les autres.
La symbolique : l’union pas la fusion, ceci dit la fusion... ça peut être très bien comme les oiseaux les inséparables.
François : dans ton implication politique le mot amour ça veut dire quoi ?
Jacky : j’aime ça ! je ne sais pas pourquoi , l’action collective me plaît , pour l’intérêt général. Là ou on est on peut agir pour faire changer les choses. On fait partie d’une fourmilière avec chacun une conscience ...parfois on fait tout seul une grande chose et au quotidien on fait des petites choses …il faut faire des petites choses.
L’action politique , l’amour de l’autre c’est un acte de passion, L’amour c’est avoir un pouvoir mais avoir un pouvoir pour faire pas un pouvoir pour soi... Pour faire des choses il faut avoir le pouvoir , le pouvoir c’est le savoir ...un homme politique doit faire en sorte.
mardi 17 février 2009
lundi 8 octobre 2007
Qu'est-ce qui me séduit ? chez un homme, chez une femmes (extraits d'entretiens)
< Ça peut arriver que... dans un bus sans croiser le regard d’un mec qui est à côté de toi, et je sais pas, tu sens quelque chose, en fait, c’est un film que tu te fais toi-même dans la tête, et c’est ce sentiment là, cette sensation là qui me plaît chez un homme quand un homme me fait ... comment expliquer, en fait quand je vois un homme ou quand je sens un homme et qu’il me fait faire mon film dans ma tête ça me séduit. Tu comprends ?....> . Anne Lisik
< Moi, je suis sensible, ce qui me touche c’est la délicatesse et l’écoute. Des vertus qui n’ont pas forcément de caractère physique, c’est deux formes de séduction qui peuvent se retrouver chez des grands, des grandes, des blondes, des brunes, des hommes, des femmes... après dans... je peux du coup être séduit par des êtres complètement différents. C’est clair, la séduction n’a pas de sexe, j’attache pas la séduction à une stricte opération de ... charme sensoriel ... ouais ... en tout cas pas seulement au charme d’une beauté plastique... je me suis jamais trop lâché par rapport à ça, la dessus, je ne me frustre même pas, je continue d’être toujours surpris....> . Dominique
<...je sais une chose, c’est quand tu fermes les yeux, tu rentres en contact avec ton corps, tu sens l’amour. Toute la question c’est de savoir .... ‘Y a toi et quelque chose de plus grand que toi, je ne sais pas si l’amour vient du corps ou de quelque chose de plus grand que toi, ça, je sais pas, je suis sûr que quand tu écoutes ton corps tu sens qu’il y a quelque chose de plus grand que toi en même temps, ça j’en suis sûr... et je suis sûr que les gens sont reliés à ça et ils ne le savent pas tant que cela et c’est ça qu’ils cherchent... >. Bernard
<....On peut être séduit par une chose et son contraire. On peut être aussi bien séduit par .... une personne qui ... de talent etc. et on peut être aussi séduit par les faiblesses de quelqu’un, que ce soit un homme ou une femme, donc c’est ... c’est multiple. Et des fois, ça peut être d’autre chose, même si c’est pas tout à fait la même chose, on peut être même, non pas séduit mais captivé et envoûté par quelqu’un de repoussant, aussi, donc c’est pas aussi simple que ça....de toutes façons, on voit bien dans l’utilisation, dans les médias des choses morbides et glauques, c’est que l’humain est attiré aussi par la misère des autres, ou l’horreur aussi bien que ce qui est esthétique ou beau ou ...c’est le travers de l’homme c’est tout et son contraire...>. Éric
<...c’est dans le corps...L’amour c’est la force plus grande..... Les gens de tête au nom de leurs idées ils vont laisser l’amour mourir. L’amour c’est pas la raison du cerveau, le cerveau calcule c’est un autre monde et il y a un balancement entre le cœur et le cerveau. Tous ceux qui sont dans le cœur ne peuvent pas survivre, il faudrait revenir au monde des sensations. L’amour c’est le départ de tout pour moi, c’est une nourriture, tu fermes tes yeux et tu sens le goût de l’amour...>. Bernard
< ... je ne sais pas comment expliquer. Au début je pensais au regard, mais en réfléchissant un petit peu ce n’est pas que le regard en fin de de compte, puisque même une présence, côte à côte comme ça, je prends l’exemple du bus : tu vas t’asseoir à côté de quelqu’un dans le bus, à aucun moment tu ne croises son regard, et pourtant, tout d’un coup ... est-ce que réellement il dégage quelque chose ou est-ce que c’est toi même qui hormonalement parlant fait en sorte qu’un film se met en route dans la tête. Tu n’as pas croisé son regard et pourtant tu te dis: si ça se trouve c’est lui, peut-être ...>. Anne Lisik
< Moi, je suis sensible, ce qui me touche c’est la délicatesse et l’écoute. Des vertus qui n’ont pas forcément de caractère physique, c’est deux formes de séduction qui peuvent se retrouver chez des grands, des grandes, des blondes, des brunes, des hommes, des femmes... après dans... je peux du coup être séduit par des êtres complètement différents. C’est clair, la séduction n’a pas de sexe, j’attache pas la séduction à une stricte opération de ... charme sensoriel ... ouais ... en tout cas pas seulement au charme d’une beauté plastique... je me suis jamais trop lâché par rapport à ça, la dessus, je ne me frustre même pas, je continue d’être toujours surpris....> . Dominique
<...je sais une chose, c’est quand tu fermes les yeux, tu rentres en contact avec ton corps, tu sens l’amour. Toute la question c’est de savoir .... ‘Y a toi et quelque chose de plus grand que toi, je ne sais pas si l’amour vient du corps ou de quelque chose de plus grand que toi, ça, je sais pas, je suis sûr que quand tu écoutes ton corps tu sens qu’il y a quelque chose de plus grand que toi en même temps, ça j’en suis sûr... et je suis sûr que les gens sont reliés à ça et ils ne le savent pas tant que cela et c’est ça qu’ils cherchent... >. Bernard
<....On peut être séduit par une chose et son contraire. On peut être aussi bien séduit par .... une personne qui ... de talent etc. et on peut être aussi séduit par les faiblesses de quelqu’un, que ce soit un homme ou une femme, donc c’est ... c’est multiple. Et des fois, ça peut être d’autre chose, même si c’est pas tout à fait la même chose, on peut être même, non pas séduit mais captivé et envoûté par quelqu’un de repoussant, aussi, donc c’est pas aussi simple que ça....de toutes façons, on voit bien dans l’utilisation, dans les médias des choses morbides et glauques, c’est que l’humain est attiré aussi par la misère des autres, ou l’horreur aussi bien que ce qui est esthétique ou beau ou ...c’est le travers de l’homme c’est tout et son contraire...>. Éric
<...c’est dans le corps...L’amour c’est la force plus grande..... Les gens de tête au nom de leurs idées ils vont laisser l’amour mourir. L’amour c’est pas la raison du cerveau, le cerveau calcule c’est un autre monde et il y a un balancement entre le cœur et le cerveau. Tous ceux qui sont dans le cœur ne peuvent pas survivre, il faudrait revenir au monde des sensations. L’amour c’est le départ de tout pour moi, c’est une nourriture, tu fermes tes yeux et tu sens le goût de l’amour...>. Bernard
< ... je ne sais pas comment expliquer. Au début je pensais au regard, mais en réfléchissant un petit peu ce n’est pas que le regard en fin de de compte, puisque même une présence, côte à côte comme ça, je prends l’exemple du bus : tu vas t’asseoir à côté de quelqu’un dans le bus, à aucun moment tu ne croises son regard, et pourtant, tout d’un coup ... est-ce que réellement il dégage quelque chose ou est-ce que c’est toi même qui hormonalement parlant fait en sorte qu’un film se met en route dans la tête. Tu n’as pas croisé son regard et pourtant tu te dis: si ça se trouve c’est lui, peut-être ...>. Anne Lisik
"accident de parcours" Mais pourquoi je suis attachée au crapaud ?
"accident de parcours"...
(Dans l’atelier de G6, artiste peintre/graphiste)
Les crapauds en fait, sont issus d’une image qui s’appelle “accident de parcours” qui est une vraie image de crapaud écrasé envoyé par la poste ...J’aime bien les choses qui sont figées dans le temps, écrasées, c’est plat et donc c’est déjà comme une image et donc j’aimais bien ce crapaud. je l’ai fait photographié par un professionnel et puis après je me suis demandée mais pourquoi je suis attirée par ce crapaud ?. et en fait c’est quelques années plus tard que j’ai compris la symbolique de ce que je faisais. et pourtant j’y ai attaché un petit texte poétique , qui parle des princes charmants, qu'il faut les écraser avant de se faire avoir (rires) et donc c’est un petit peu un ex-voto du prince charmant et euh ... et je les vends comme tel , comme des princes charmants...comme ça si tu le possèdes accroché au mur tu ne craints pas de te faire attraper 2 fois... (rires) après tu y mets ce que tu veux.
C’est marrant les femmes repèrent tout de suite l’histoire du prince charmant. C’est les femmes qui le plus souvent achètent ces crapauds et ... je pense que c’est vraiment une histoire d’enfance, l’histoire du baiser sur le crapaud qui le transforme en prince charmant. ... là c’est un peu l’effet inverse... je pense que ça les fait rire. Après il faudrait demander à ceux qui les achètent : pourquoi ?. Parce que c’est vrai , comme ça c’est un peu dégueulasse, on pourrait dire c’est un crapaud écrasé qu’on a trouvé sur la route , je ne leur montre pas l’original (rires) mais bon ça plaît, c’est une symbolique forte : il est au milieu d’un cadre ludique, carré, y’a marqué “accident”... je n’ sais pas ce que ça peut représenter pour eux ... en tout cas pour moi j’avais besoin de me venger de toutes ces histoires d’amour foireuses, d’hommes qui me paraissaient beaux et qui en fait étaient très sales à l’intérieur.... et Même le texte quand je l’ai écrit j’ai mis du temps à le comprendre , je continuais à me planter sur mes rencontres, et au bout d’un moment j’ai compris mon texte et mon idée du crapaud écrasé... et vraiment longtemps après ... c’est ça qui est drôle, c’est les choses qui sont sorties spontanément de moi qui m’ont fait réfléchir."
François : et là bas c’est l’homme de ta vie ?
"et oui , c’est lui de dos, c’est l’inconnu le fameux inconnu, mon Marco. mais lui c’est pas un crapaud. Peut-être que nous, nous sommes tous des crapauds écrasés ....
Le texte il dit : “ j’ai essayé de me souvenir des erreurs des regrets des pensées trop fortes qui nous laissent scotchés là , écrasés par la vie contre le bitume, la peau flétrie marquant les traces de son passé. Choisir une attitude de vie alors que la mort nous laisse en une image à son gré, nous fixe en une image à son gré, à quoi bon attendre le baiser qui devrait nous transformer, nous sommes tous des crapauds écrasés et nulle pensée ne m’en fera douter."
(rires) Voilà le petit texte qui est dissimulé dedans."
(Dans l’atelier de G6, artiste peintre/graphiste)
Les crapauds en fait, sont issus d’une image qui s’appelle “accident de parcours” qui est une vraie image de crapaud écrasé envoyé par la poste ...J’aime bien les choses qui sont figées dans le temps, écrasées, c’est plat et donc c’est déjà comme une image et donc j’aimais bien ce crapaud. je l’ai fait photographié par un professionnel et puis après je me suis demandée mais pourquoi je suis attirée par ce crapaud ?. et en fait c’est quelques années plus tard que j’ai compris la symbolique de ce que je faisais. et pourtant j’y ai attaché un petit texte poétique , qui parle des princes charmants, qu'il faut les écraser avant de se faire avoir (rires) et donc c’est un petit peu un ex-voto du prince charmant et euh ... et je les vends comme tel , comme des princes charmants...comme ça si tu le possèdes accroché au mur tu ne craints pas de te faire attraper 2 fois... (rires) après tu y mets ce que tu veux.
C’est marrant les femmes repèrent tout de suite l’histoire du prince charmant. C’est les femmes qui le plus souvent achètent ces crapauds et ... je pense que c’est vraiment une histoire d’enfance, l’histoire du baiser sur le crapaud qui le transforme en prince charmant. ... là c’est un peu l’effet inverse... je pense que ça les fait rire. Après il faudrait demander à ceux qui les achètent : pourquoi ?. Parce que c’est vrai , comme ça c’est un peu dégueulasse, on pourrait dire c’est un crapaud écrasé qu’on a trouvé sur la route , je ne leur montre pas l’original (rires) mais bon ça plaît, c’est une symbolique forte : il est au milieu d’un cadre ludique, carré, y’a marqué “accident”... je n’ sais pas ce que ça peut représenter pour eux ... en tout cas pour moi j’avais besoin de me venger de toutes ces histoires d’amour foireuses, d’hommes qui me paraissaient beaux et qui en fait étaient très sales à l’intérieur.... et Même le texte quand je l’ai écrit j’ai mis du temps à le comprendre , je continuais à me planter sur mes rencontres, et au bout d’un moment j’ai compris mon texte et mon idée du crapaud écrasé... et vraiment longtemps après ... c’est ça qui est drôle, c’est les choses qui sont sorties spontanément de moi qui m’ont fait réfléchir."
François : et là bas c’est l’homme de ta vie ?
"et oui , c’est lui de dos, c’est l’inconnu le fameux inconnu, mon Marco. mais lui c’est pas un crapaud. Peut-être que nous, nous sommes tous des crapauds écrasés ....
Le texte il dit : “ j’ai essayé de me souvenir des erreurs des regrets des pensées trop fortes qui nous laissent scotchés là , écrasés par la vie contre le bitume, la peau flétrie marquant les traces de son passé. Choisir une attitude de vie alors que la mort nous laisse en une image à son gré, nous fixe en une image à son gré, à quoi bon attendre le baiser qui devrait nous transformer, nous sommes tous des crapauds écrasés et nulle pensée ne m’en fera douter."
(rires) Voilà le petit texte qui est dissimulé dedans."
mercredi 29 août 2007
David Lynch...
«On n’est pas obligé de comprendre pour aimer. Ce qu’il faut, c’est rêver.»
David Lynch
David Lynch
dimanche 26 août 2007
l'écriture énigmatique de Paolo C Uccelo,
la belle voix de Akiko Hasegawa...... l'ombre musicale de Nikolaî Adaï.... les herbes sèches de ma conscience comme les fantômes dréssés d'une armée irrégulière....l'amour jamais désaltéré et qui traine au gré des vents comme une épidémie douce.
samedi 25 août 2007
les "Fragments d'un discours amoureux" de Roland Barthes
l. Figures
Dis-cursus, c'est, originellement, l'action de courir çà et là, ce sont des allées et venues, des " démarches ", des" intrigues ". L'amoureux ne cesse en effet de courir dans sa tête, d'entreprendre de nouvelles démarches et d'intriguer contre lui-même. Son discours n'existe jamais que par bouffées de langage, qui lui viennent au gré de circonstances infimes, aléatoires.
On peut appeler ces bris de discours des figures. Le mot ne doit pas s'entendre au sens rhétorique, mais plutôt au sens gymnastique ou chorégraphique; bref, au sens grec : ", ce n'est pas le " schéma "; c'est, d'une façon bien plus vivante, le geste du corps saisi en action, et non pas contemplé au repos : le corps des athlètes, des orateurs, des statues : ce qu'il est possible d'immobiliser du corps tendu. Ainsi de l'amoureux en proie à ses figures : il se démène dans un sport un peu fou, il se dépense, comme l'athlète; il phrase, comme l'orateur; il est saisi, sidéré dans un rôle, comme une statue. La figure, c'est l'amoureux au travail.
Les figures se découpent selon qu'on peut reconnaître, dans le discours qui passe, quelque chose qui a été lu, entendu, éprouvé. La figure est centrée (comme un signe) et mémorable (comme une image ou un conte). Une figure est fondée si au moins quelqu'un peut dire : " Comme c'est vrai, ça ! Je reconnais cette scène de langage. " Pour certaines opérations de leur art, les linguistes s'aident d'une chose vague : le sentiment linguistique; pour constituer les figures, il ne faut ni plus ni moins que ce guide : le sentiment amoureux.
Peu importe, au fond, que la dispersion du texte soit riche ici et pauvre là; il y a des temps morts, bien des figures tournent court; certaines, étant des hypostases de tout le discours amoureux, ont la rareté même - la pauvreté - des essences : que dire de la Langueur, de l'Image, de la Lettre d'amour, puisque c'est tout le discours amoureux qui est tissé de désir, d'imaginaire et de déclarations? Mais celui qui tient ce discours et en découpe les épisodes ne sait pas qu'on en fera un livre; il ne sait pas encore qu'en bon sujet culturel il ne doit ni se répéter, ni se contredire, ni prendre le tout pour la partie; il sait seulement que ce qui lui passe dans la tête à tel moment est marqué, comme l'empreinte d'un code (autrefois, c'eût été le code d'amour courtois, ou la carte du Tendre )..... extrait Roland Barthes suite à lire..http://hypermedia.univ-paris8.fr/Groupe/documents/Fragments.html
Dis-cursus, c'est, originellement, l'action de courir çà et là, ce sont des allées et venues, des " démarches ", des" intrigues ". L'amoureux ne cesse en effet de courir dans sa tête, d'entreprendre de nouvelles démarches et d'intriguer contre lui-même. Son discours n'existe jamais que par bouffées de langage, qui lui viennent au gré de circonstances infimes, aléatoires.
On peut appeler ces bris de discours des figures. Le mot ne doit pas s'entendre au sens rhétorique, mais plutôt au sens gymnastique ou chorégraphique; bref, au sens grec : ", ce n'est pas le " schéma "; c'est, d'une façon bien plus vivante, le geste du corps saisi en action, et non pas contemplé au repos : le corps des athlètes, des orateurs, des statues : ce qu'il est possible d'immobiliser du corps tendu. Ainsi de l'amoureux en proie à ses figures : il se démène dans un sport un peu fou, il se dépense, comme l'athlète; il phrase, comme l'orateur; il est saisi, sidéré dans un rôle, comme une statue. La figure, c'est l'amoureux au travail.
Les figures se découpent selon qu'on peut reconnaître, dans le discours qui passe, quelque chose qui a été lu, entendu, éprouvé. La figure est centrée (comme un signe) et mémorable (comme une image ou un conte). Une figure est fondée si au moins quelqu'un peut dire : " Comme c'est vrai, ça ! Je reconnais cette scène de langage. " Pour certaines opérations de leur art, les linguistes s'aident d'une chose vague : le sentiment linguistique; pour constituer les figures, il ne faut ni plus ni moins que ce guide : le sentiment amoureux.
Peu importe, au fond, que la dispersion du texte soit riche ici et pauvre là; il y a des temps morts, bien des figures tournent court; certaines, étant des hypostases de tout le discours amoureux, ont la rareté même - la pauvreté - des essences : que dire de la Langueur, de l'Image, de la Lettre d'amour, puisque c'est tout le discours amoureux qui est tissé de désir, d'imaginaire et de déclarations? Mais celui qui tient ce discours et en découpe les épisodes ne sait pas qu'on en fera un livre; il ne sait pas encore qu'en bon sujet culturel il ne doit ni se répéter, ni se contredire, ni prendre le tout pour la partie; il sait seulement que ce qui lui passe dans la tête à tel moment est marqué, comme l'empreinte d'un code (autrefois, c'eût été le code d'amour courtois, ou la carte du Tendre )..... extrait Roland Barthes suite à lire..http://hypermedia.univ-paris8.fr/Groupe/documents/Fragments.html
dimanche 22 juillet 2007
La chambre bleue
la chambre bleue
2 mn 18 s - 27 juil. 2007
cabinet de curiosité, installation sonore et visuelle interactive, arbre à paroles..
Mise en forme par Eric Trochu et François Possémé dans le cadre du projet de la Coopérative des Amoureux : "l'amour est un miracle". Juin 2007 au Théâtre de l'Aire Libre.

avec les participations d' Alice, Camille, Bernard, Rosette...
2 mn 18 s - 27 juil. 2007
cabinet de curiosité, installation sonore et visuelle interactive, arbre à paroles..
Mise en forme par Eric Trochu et François Possémé dans le cadre du projet de la Coopérative des Amoureux : "l'amour est un miracle". Juin 2007 au Théâtre de l'Aire Libre.

avec les participations d' Alice, Camille, Bernard, Rosette...
cabinets de curiosités
vendredi 20 juillet 2007
le mot amour...
« Le mot amour est un mot étrange dont l’origine est bizarre et multiple, que l’on n’étudie pas dans les écoles, c’est un mot un peu obscène, un peu tabou dont personne ne parle à cause de ses connotations religieuses, ses connotations sentimentales, hors pour autant c’est un mot absolument fondamental pour comprendre les choses ».
Jacques Attali
Jacques Attali
Ma première histoire...
entretien avec Marc Amyot (comédien) collectage réalisé dans le cadre du projet "l'amour est un miracle" pour la coopérative des Amoureux...
images : Patrick Aujard/réalisation François Possémé (p/c Iconaki 2007)
jeudi 19 juillet 2007
Dhikr
A chypre (printemps 2006, Tariqa de Cheikh Nazim) le soir commence la séance de dhikr qui dure environ une heure pendant laquelle les croyants invoquent le nom d'Allah et demande la bénédiction sur le prophète. Apaisement du coeur qui enfle comme une véritable baudruche au point où l'ego s'oublie et lache un peu de son pouvoir tyranique.
L'amour n'est plus dans cette recherche terrestre désespérée de l'âme soeur qui s'enfuit toujours comme s'évanouit un mirage. Il se transcende et monte dans les hauteurs du divin.....
L'oiseau est un amour
L'amour est comme un oiseau dans la tourmente d'un monde à la dérive, il essuie son bec aux branches des arbres calcinés par la pluie.
Son horizon n'a pas de limites, il est en prière suspendu dans le ciel.
Son horizon n'a pas de limites, il est en prière suspendu dans le ciel.
dimanche 1 juillet 2007
Performance "fade in /fade out"
Performance
Musique/Vidéo/danse
« fading ... les voix du récit vont, viennent,
s'effacent, se chevauchent ;
on ne sait qui parle ; cela parle, c'est tout :
plus d'image, rien que du langage.
Mais l'autre n'est pas un texte,
c'est une image, une et coalescente;
si la voix se perd,c'est toute l'image qui s'évanouit…»
Roland Barthes
(extrait de fragments d’un discours amoureux)
« L’espace d’un instant, prendre le temps pour construire un chant, un poème sonore et charnel, où discours amoureux et guitares électriques se fondent au jeu des corps, des voix, des images. Inviter le spectateur à se joindre à l’expérience sensorielle de cette rencontre…Nous proposons un moment d’exploration autour de nouveaux fragments de discours amoureux : une « performance / concert » avec « la coopérative des amoureux » qui sera l’aboutissement de
cette nouvelle étape de travail au Théâtre de L’Aire Libre». François Possémé
Un projet d’ICONAKI avec le groupe « Complot » : François Possémé, Eric Trochu, Yves-André Lefeuvre, Maurice Chesneau. Les présences chorégraphiques de : Chiara Bortoli, Akiko Hasegawa, acteurs : Marc Amyot, Thierry Mercadier, Camile Kerdelan. Le travail vidéo de Fiorenzo Zancan et Patrick Aujard…
JEUDI 7 JUIN – 20H30
Théâtre de L’Aire Libre –St Jacques de la Lande (35)
Coproduction : Théâtre de l’Aire Libre et l’association ICONAKI
Le projet « l’amour est un miracle » est soutenu par le Conseil Régional de Bretagne
l'amour est un miracle
L’Amour est un miracle – Compagnie Iconaki – François Possémé
les artistes et coopérateurs :Chiara Bortoli, Akiko Azegawa, Marc Amyot, Eric Trochu, Maurice Chesneau, Jessy Deshaie, Catherine Ecobichon, Christine Barbedet, Bernard Mirande…
« Le mot amour est un mot étrange dont l’origine est bizarre et multiple, que l’on n’étudie pas dans les écoles, c’est un mot un peu obscène, un peu tabou dont personne ne parle à cause de ses connotations religieuses, ses connotations sentimentales, hors pour autant c’est un mot absolument fondamental pour comprendre les choses ».
Jacques Attali
Au début il y avait tout simplement l’idée de faire un spectacle autour de ce sujet de « l’amour » en partant de « fragments de discours amoureux » collectés lors de mes entretiens. Puis, au fil du temps, des rencontres, la proposition évolue vers une aventure qui me semble aujourd’hui plus « juste », plus « ouverte »…
Proposer une aventure où chacun peut prendre part à la construction d’un ouvrage artistique en évolution permanente : un « work in progress » mené par des artistes et des populations qui vivent ou traversent des lieux, des espaces de vie communs ou plus particuliers, intimes… Mettre en lumière ce sentiment amoureux et interroger d’une manière plus générale ce qui unit, désunit, construit, déconstruit notre rapport à l’autre dans le quotidien et dans nos sociétés.
Le projet de relier et rassembler l’ensemble des recherches et travaux dans un « fond artistique », de formes multiples en évolution permanente sur et autour du sujet de l’amour est né. Comme le disait Roland Barthes : « ce projet se voudrait en toute humilité et idéalement participer et contribuer à créer une coopérative « des lecteurs - des Amoureux - Réunis” », ouverte dans ce projet aux spectateurs-acteurs… amoureux pour qu’ils s’en saisissent, y ajoutent, y retranchent, et le passent à d’autres.
Coopération : action de participer à une œuvre commune
coopérative : qui est fondé sur la solidarité , ou les droits de chaque associé
à la gestion sont égaux et où le profit est réparti entre eux
J’aime l’idée de coopération...
François Possémé & iconaki
Partenariats de : l’association Au bout du plongeoir/Domaine de Tizé - Thorigné-Fouillard/Le Théâtre de l'Aire Libre St Jacques de la Lande (35)
Cette aventure d’Iconaki . est soutenue par le Conseil Régional de Bretagne
les artistes et coopérateurs :Chiara Bortoli, Akiko Azegawa, Marc Amyot, Eric Trochu, Maurice Chesneau, Jessy Deshaie, Catherine Ecobichon, Christine Barbedet, Bernard Mirande…
« Le mot amour est un mot étrange dont l’origine est bizarre et multiple, que l’on n’étudie pas dans les écoles, c’est un mot un peu obscène, un peu tabou dont personne ne parle à cause de ses connotations religieuses, ses connotations sentimentales, hors pour autant c’est un mot absolument fondamental pour comprendre les choses ».
Jacques Attali
Au début il y avait tout simplement l’idée de faire un spectacle autour de ce sujet de « l’amour » en partant de « fragments de discours amoureux » collectés lors de mes entretiens. Puis, au fil du temps, des rencontres, la proposition évolue vers une aventure qui me semble aujourd’hui plus « juste », plus « ouverte »…
Proposer une aventure où chacun peut prendre part à la construction d’un ouvrage artistique en évolution permanente : un « work in progress » mené par des artistes et des populations qui vivent ou traversent des lieux, des espaces de vie communs ou plus particuliers, intimes… Mettre en lumière ce sentiment amoureux et interroger d’une manière plus générale ce qui unit, désunit, construit, déconstruit notre rapport à l’autre dans le quotidien et dans nos sociétés.
Le projet de relier et rassembler l’ensemble des recherches et travaux dans un « fond artistique », de formes multiples en évolution permanente sur et autour du sujet de l’amour est né. Comme le disait Roland Barthes : « ce projet se voudrait en toute humilité et idéalement participer et contribuer à créer une coopérative « des lecteurs - des Amoureux - Réunis” », ouverte dans ce projet aux spectateurs-acteurs… amoureux pour qu’ils s’en saisissent, y ajoutent, y retranchent, et le passent à d’autres.
Coopération : action de participer à une œuvre commune
coopérative : qui est fondé sur la solidarité , ou les droits de chaque associé
à la gestion sont égaux et où le profit est réparti entre eux
J’aime l’idée de coopération...
François Possémé & iconaki
Partenariats de : l’association Au bout du plongeoir/Domaine de Tizé - Thorigné-Fouillard/Le Théâtre de l'Aire Libre St Jacques de la Lande (35)
Cette aventure d’Iconaki . est soutenue par le Conseil Régional de Bretagne
Inscription à :
Messages (Atom)

